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Re: (Sahara Updates :) dénonciation de la "violent e répression" marocaine que subit la population sahrao uie.

Von: boris ryser (fdcc@netplus.ch) [Profil]
Datum: 22.10.2007 20:03
Message-ID: <471ce6c2$3@news.vsnet.ch>
Newsgroup: soc.culture.maghreb alt.culture.morocco
Saisissant l'opportunité du voyage officiel du chef de l'État
français à
Rabat, une dizaine d'ONG françaises lui ont adressé une lettre dans laquelle
elles dénoncent la "violente répression" marocaine que subit la
population
sahraouie.

Prenant le soin de lui rappeler sa récente intervention lors de l'Assemblée
générale de l'ONU, dans laquelle il avait notamment souligné
qu'"il n'y
aurait pas de paix dans le monde si la communauté internationale ne
soutenait pas le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes", des
organisations non gouvernementales françaises, dont le Corelso, la Ligue
française des droits de l'homme (LDH), le Mouvement contre le racisme et
pour l'amitié entre les peuples (MRAP) et le Syndicat de la magistrature ont
adressé jeudi une lettre à Nicolas Sarkozy dans laquelle elles
dénoncent la
violente répression marocaine contre le peuple sahraoui. Il s'agit d'une
première en France, l'un des principaux soutiens pour le Maroc dans son
occupation du Sahara occidental. "Partageant cette analyse et connaissant
votre intérêt pour la région du Maghreb, nous voudrions profiter de
votre
prochain déplacement au Maroc pour attirer votre attention sur la situation
dans les territoires occupés du Sahara occidental", ont écrit les
auteurs de
la correspondance au patron de l'Élysée. Ils ajoutent : "La population
sahraouie, qui exprime depuis mai 2005 son droit à l'autodétermination par
des manifestations pacifiques, est violemment réprimée." Les ONG, parmi
lesquelles on retrouve également le Mouvement de la paix, l'Association
française d'amitié et de solidarité avec les peuples d'Afrique et
celle des
Amis de la Rasd (AA-RASD), soulignent que "les défenseurs sahraouis des
droits de l'homme sont arrêtés et condamnés à de lourdes peines
de prison au
cours de procès qui ne respectent pas les normes internationales d'un procès
équitable comme ont pu le constater à plusieurs reprises des avocats
français observateurs".
Le collectif affirme que "des associations sahraouies pour le respect des
droits de l'homme ou pour la tenue d'un référendum
d'autodétermination sont
interdites ou poursuivies devant les tribunaux", et que "les libertés
fondamentales d'opinion, d'expression, d'association et de manifestation ne
sont pas respectées dans ces territoires qui subissent de surcroît un
véritable huis clos". Il est relevé dans la lettre que "de
nombreuses
délégations d'observateurs et de journalistes étrangers sont
refoulées. En
octobre 2006, une délégation du Parlement européen a même
été interdite" et
que "dans certaines universités marocaines, des étudiants sahraouis,
qui
veulent exprimer leur solidarité avec les populations des territoires
occupés, subissent également une violente répression". Ces ONG
mettent en
exergue le constat de la délégation du Haut-Commissariat des droits de
l'homme des Nations unies, qui avait enquêté sur cette situation en mai
2006, et qui "a constaté que les Sahraouis subissaient de graves
restrictions de leur droit d'exprimer leur opinion et de créer des
associations et estimé que ces violations découlaient de la non-application
du droit à l'autodétermination du peuple sahraoui". Ce rapport onusien,
non
encore publié officiellement, "confirme les témoignages des
défenseurs des
droits de l'homme et avocats français qui ont assisté aux procès et
rencontré des victimes de la répression et leurs familles",
précise la
lettre. Partant de cette situation, le collectif aboutit à la conclusion que
"cela ne contribue pas à créer un climat favorable aux
négociations directes
entre le Maroc et le Front Polisario sous l'égide des Nations unies qui
doivent reprendre en décembre 2007 sur la base de la résolution 1754
adoptée
le 30 avril 2007 par le Conseil de sécurité des Nations unies". Ces ONG
ajoutent : "Nous souhaiterions que, lors de vos entretiens avec les
autorités marocaines, vous preniez en compte nos observations avec
l'objectif de demander aux autorités marocaines de mettre un terme à la
répression, de respecter les libertés fondamentales et de tout faire pour
parvenir à une solution politique, juste, durable et mutuellement acceptable
qui permette l'autodétermination du Sahara occidental."

K. ABDELKAMEL



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